Les conséquences de la surpopulation dans les prisons

Chaque année, de nombreux détenus se suicident lors de leur incarcération. Selon l'Observatoire International des prisons, treize détenus se seraient donnée la mort dans leur cellule entre le 1er et le 14 janvier 2009. Soit presque 1 par jour, ce qui laisse dire que c'est une situation très préocupante! L'augmentation des suicides est très importante rien qu'en un an (20%). Au 6 avril 2009 on en comptait 42.

Comment les détenus en viennent à se pendre dans leur cellule, se couper les veines ou autres? Cette question est aujourd'hui encore sans réponse. Pourtant, dans les prisons, on pense à améliorer la prise en charge psychiatrique de chaque détenu, ainsi que le personnel pénitentiaire et médical. Au 1er décembre 2008, un quart des personnes incarcérées souffriraient de problèmes psychiques et sont exposés en conséquence à un risque suicidaire élévé. Par ailleurs, 40% des détenus sont sujets à des troubles dépréssifs.

D'autres propostitions pourraient aussi paraître:

- Renforcement du suivi des arrivants (près de 40% des suicides ont lieu dans les cent jours suivant l'incarcération)

- Surveillance des détenus en général

- Généralisation de la grille d'évaluation du risque suicidaire mise en oeuvre pour les mineurs

- Formation professionnelle accrue pour les surveillants

- Equipement des cellules en draps de papier autodéchirant et suppression des fixations murales susceptibles de servir de potence (plus de 90% des décès font suite à une pendaison)

Rachida DATI a annoncé après avoir su le suicide d'un adolescent et la tentative d'un autre, que chaque mineur devrait être présenté à un magistrat du parquet avant d'être placé en détention.

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